Géographie & Territoires

Combien y a-t-il de communes en Bretagne ?

Par Le Petit Savoir 26 April 2026 7 min de lecture
Vue aérienne d'un village breton avec ses maisons en granit et son clocher caractéristique
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La Bretagne, région du grand ouest de la France, est composée de milliers de bourgs, villages et villes dont le nombre exact a évolué ces dernières années. Entre fusions de communes, dynamiques démographiques contrastées et questions sur le périmètre exact de la région, il n'est pas toujours simple d'obtenir une réponse claire. Voici tout ce qu'il faut savoir.

Combien y a-t-il de communes en Bretagne ?

Le chiffre actuel : 1 208 communes

Selon les données de l'INSEE, la Bretagne administrative compte 1 208 communes au 1er janvier 2019. Ce chiffre est confirmé par deux publications successives de l'institut : l'INSEE Flash Bretagne n degres66 portant sur les données de 2018, et l'INSEE Flash Bretagne n degres80 portant sur les données de 2019. Ces 1 208 communes abritent au total environ 3 355 000 habitants, ce qui fait de la Bretagne l'une des régions françaises à la croissance démographique régulière et continue.

Ce chiffre s'inscrit dans le référentiel officiel COG (Code Officiel Géographique) de l'INSEE, qui fait autorité en matière de dénombrement des communes françaises. L'Open Data de la Région Bretagne s'appuie d'ailleurs sur ce même référentiel, croisé avec les données géographiques de l'IGN, pour produire ses propres jeux de données institutionnels.

Pourquoi ce nombre a-t-il diminué ? Les fusions de communes

En 2016, la Bretagne comptait encore 1 232 communes selon l'INSEE Flash Bretagne n degres44. Le passage à 1 208 communes entre 2016 et 2018, soit une diminution de 24 communes en deux ans seulement, peut sembler surprenant. Il ne s'agit pourtant pas d'une erreur statistique, mais bien d'une évolution réelle du territoire.

Cette réduction s'explique par la politique nationale de création de communes nouvelles, initiée par la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) de 2015. Ce texte a fortement incité les municipalités à se regrouper en fusionnant plusieurs communes préexistantes en une seule entité administrative. Les communes nouvelles bénéficiaient en effet d'avantages financiers significatifs pendant les premières années suivant leur création, ce qui a encouragé de nombreux conseils municipaux à franchir le pas.

En Bretagne comme partout en France, des dizaines de bourgs ruraux ont ainsi choisi de s'unir pour mutualiser leurs services, rationaliser leur gestion et gagner en poids politique et financier. Ce mouvement a été particulièrement marqué entre 2016 et 2019, période durant laquelle les incitations gouvernementales étaient les plus fortes.

Répartition des communes par département breton

La Bretagne administrative est composée de quatre départements : les Côtes-d'Armor (22), le Finistère (29), l'Ille-et-Vilaine (35) et le Morbihan (56). Ces quatre départements se partagent les 1 208 communes de la région, avec des profils très différents selon les territoires. Le Finistère, département le plus peuplé en nombre de communes, présente un tissu communal très dense, héritage d'une occupation rurale ancienne et dispersée, typique de la Bretagne intérieure. L'Ille-et-Vilaine, à l'inverse, concentre une part croissante de la population régionale autour de Rennes, sa préfecture.


La Bretagne en chiffres : population et dynamiques démographiques

Une région de 3,35 millions d'habitants en 2019

Au 1er janvier 2019, la Bretagne totalisait 3 355 000 habitants environ, contre 3 335 414 au 1er janvier 2018 et 3 306 529 au 1er janvier 2016. La région connaît donc une croissance démographique régulière, avec un taux annuel moyen de +0,5 % entre 2013 et 2019. Ce rythme est légèrement supérieur à la moyenne nationale, établie à +0,4 % sur la même période.

Il convient toutefois de noter que cette croissance marque un ralentissement par rapport aux décennies précédentes. Entre 2008 et 2013, le taux de croissance annuel moyen breton était de +0,7 %, ce qui témoignait d'une attractivité plus soutenue. La Bretagne reste néanmoins une région dynamique à l'échelle nationale, portée par son cadre de vie, son littoral et son tissu économique diversifié.

L'Ille-et-Vilaine, moteur démographique de la région

Tous les millésimes de l'INSEE convergent vers le même constat : l'Ille-et-Vilaine est le département le plus dynamique de la région. Sur la période 2011-2016, il concentrait à lui seul 62 % de la croissance démographique bretonne. Cette surreprésentation s'explique principalement par l'attraction exercée par Rennes, préfecture régionale en plein essor, qui accueille étudiants, actifs et familles attirés par un marché de l'emploi dynamique et une offre culturelle et universitaire de premier plan.

À l'opposé, les Côtes-d'Armor enregistrent le ralentissement le plus marqué parmi les quatre départements bretons. Ce territoire, davantage rural et moins connecté aux grandes métropoles, peine à retenir sa population active et jeune, malgré des atouts touristiques et naturels indéniables.

Des disparités importantes entre communes

Derrière la moyenne régionale se cachent des réalités très contrastées. D'un côté, des villes comme Rennes (près de 225 000 habitants), Brest (environ 140 000 habitants), Quimper ou Lorient concentrent une part importante de la population et connaissent une croissance soutenue. De l'autre, de nombreuses petites communes rurales, notamment dans le Centre-Bretagne et les Côtes-d'Armor intérieures, font face à des défis de maintien de population, de services publics et d'activité économique.

Cette dualité entre territoires urbains dynamiques et espaces ruraux en tension est une caractéristique structurelle de la Bretagne, que les politiques d'aménagement du territoire cherchent à atténuer depuis plusieurs décennies, avec des résultats variables selon les zones.


Bretagne administrative ou Bretagne historique ?

Les quatre départements de la Bretagne administrative

Toutes les données présentées dans cet article concernent la Bretagne administrative telle qu'elle est définie par les institutions françaises depuis 1972 : les quatre départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. C'est ce périmètre qui est retenu par l'INSEE pour ses publications et par la Région Bretagne pour ses propres données officielles.

La question de la Loire-Atlantique

La question du nombre de communes en Bretagne ne peut être abordée sans mentionner le débat récurrent autour de la Loire-Atlantique. Historiquement, ce département - et sa préfecture Nantes - faisait partie de la province de Bretagne sous l'Ancien Régime. En 1972, lors de la création des régions françaises, la Loire-Atlantique a été rattachée à la région Pays de la Loire, une décision qui reste contestée par une partie de la population bretonne et nantaise.

Si la Loire-Atlantique était réintégrée à la Bretagne, le nombre de communes de la région serait sensiblement plus élevé - ce département comptant à lui seul plus de 200 communes. Le débat sur la réunification reste ouvert sur le plan politique, mais aucune décision institutionnelle n'a été prise en ce sens à ce jour. Les données officielles continuent donc de s'appuyer sur les quatre départements actuels de la Bretagne administrative.


Sources et données de référence sur les communes bretonnes

Les données INSEE (COG et recensements)

L'INSEE constitue la source de référence absolue pour tout ce qui concerne le dénombrement des communes et la démographie en France. Ses publications " Flash Bretagne " synthétisent régulièrement les résultats du recensement de la population à l'échelle communale, départementale et régionale. Le Code Officiel Géographique (COG), mis à jour chaque année, recense l'ensemble des communes françaises en tenant compte des fusions, créations et modifications de statut. C'est à partir de ce référentiel que sont produites toutes les statistiques officielles.

L'Open Data de la Région Bretagne

La Région Bretagne met à disposition sur sa plateforme open data un jeu de données officiel listant l'ensemble des communes bretonnes, avec leurs géométries simplifiées à des fins cartographiques. Ce référentiel croise les données du COG INSEE avec celles de l'IGN (Institut national de l'information géographique et forestière), offrant ainsi une base solide pour tout usage institutionnel, académique ou journalistique. Il constitue, aux côtés des publications INSEE, la source la plus fiable pour qui souhaite travailler sur la géographie communale bretonne.

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Max

Éditeur · France

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